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Eugène Savitzkaya

Qu’il s’agisse de la poésie, par laquelle il a débuté (Mongolie, plaine sale, 1976), ou du roman, qu’il publie à partir de 1977 (Mentir), l’œuvre d’Eugène Savitzkaya revisite inlassablement les mêmes thèmes obsessionnels : celui du corps et de son étouffement dans une matérialité épaisse qui trouve à se figurer dans les motifs de la boue, du pourrissement ou des odeurs entêtantes; celui de l’origine aussi, perceptible dans la fascination de l’auteur pour l’enfance, l’animalité ou la barbarie. Si les textes poétiques, au style violent et frénétique, mettaient en œuvre une langue désarticulée, l’écriture des romans (de Mentir, 1977, à Marin mon cœur, 1993, en passant par La Traversée de l’Afrique, 1979) atteint à une plus grande amplitude: la phrase s’étire en de longues périodes, et le détournement de la ponctuation et des coordinations soutient la temporalité cyclique de récits où se juxtaposent continuellement les moments et les lieux.

De cet auteur

Sang de chien

Sang de chien – Les Morts sentent bon Eugène Savitzkaya